[Elections Municipales] De l'ombre à la lumière!

Publié le par Jean-Marie Mayet

C’est l’époque des chuchotements. Pas encore celle des cris ! Ils sont courtisés, flattés, demandés, sollicités, interceptés, traqués, honorés, encensés. Suivant leur notoriété, leurs connaissances, leurs opinions, leur disponibilité, leur liberté, quelquefois, mais on ne leur dit pas, parce qu’ils sont là tout simplement, et qu’il n’y en a pas d’autres… Il faut parfois les convaincre, glorifier leur chance, leur avenir, leur poids nouveau dans la société, leur citoyenneté renforcée, attiser l’importance de leur rôle, leur décision dans le destin de leurs enfants.

 

Mais on ne leur parlera pas de l’échec possible, la vérité nue devant leurs voisins, les sourires en coin le lendemain, la fausse compassion hypocrite ou les félicitations bordés de jalousie, la « tâche » psychologique et pourtant si légère, le spectre de la défaite éventuelle mais personnelle, et surtout pas le peu d’initiative qui sera le leur parmi les autres s’ils manquent de vraie personnalité. Et surtout s’ils en ont trop…

 

Ils sont les prétendants ! Les prétendants désignés, sélectionnés, triés, catalogués, pour figurer sur les listes électorales des prochaines municipales. Les remplaçants des sortants. Les entrants de la nouvelle génération de décideurs. Les ambassadeurs modestes de la démocratie de quartiers.

 

Discrètement abordés, nominativement cachés, jugés dignes ou indignes de figurer, par des « tribunaux » populaires et sectaires d’arrière-salle, pénitents masqués des confessionnaux de places publiques. Ils sont des héros dissimulés, soustraits aux « autres », ceux d’en face, réfugiés dans une colonne d’ombres ne jaillissant sur scène qu’à la date désignée, pour figurer en pleine lumière, face au jury de plénitude, qui lèvera ou baissera le pouce derrière le rideau opaque et dissimulateur de l’isoloir. Le verdict de l’Homme en Dieu souverain anonyme… Le Palais des amitiés, des certitudes, des rancoeurs, des règlements de comptes, des souhaits, des désirs, des espoirs, des désespoirs.

 

Puis les enveloppes qu’on ouvre, l’aboiement des noms, les coches sur les feuilles, le calcul inconscient, le silence des présents, l’angoisse des absents, les rayures sur les bulletins, les listes complètes que l’on ne détaille pas, et le score, le score final, celui de la lourdeur ou de la légèreté. Subir !. Accepter. Renoncer. Sans avoir la maîtrise. Sans rien contrôler.

 

Le retour à l’humilité, l’incompréhension, ou l’euphorie de la victoire. Aboutissement des aspirations secrètes. Désir sincère d’apporter des idées. Novatrices bien sûr ! Colmater toutes les brèches des prédécesseurs. Faire mieux. Ou s’opposer. Par conviction ou par position. S’impliquer véritablement. Ou simplement figurer. Sans opinion exprimée souvent engloutie par celle des autres. Faire comme tout le monde. Profiter éventuellement de quelques avantages économiques ou professionnels. Etre fier d’entrer dans l’élite. Y rester. Devenir objecteur éclairé de sa conscience citoyenne. Evaluer son propre respect Avec parfois la sensation grisante, mais lente, de participer à une grande Œuvre communautaire. A effet durable. Mais toujours sous l’œil du Maî(t)re !.

 

Etre simplement conseiller municipal. Ou ne pas être ! Le choix personnel. Ou la voix des autres !

 

jmm

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Publié dans Editos

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A
cela fait 23 ans que je suis conseiller municipal dans ma commune de lepaud et mon dernier mandat je peut comprendre que pour faire trois listes cela ne sera peut etre pas facile de trouver des personnes de bonnes volonteespour travailler en bonnes harmonie pour le bien de la comunes sans parti pris politique et autre bons courages au futur conseillers municipales et au maire
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